La cryoconservation du sperme – devrais-je congeler mes spermatozoïdes au cas où ?
La cryoconservation du sperme est un sujet qui revient de temps en temps parmi les candidats à la vasectomie. Avant de se décider pour l’intervention, une partie des patients se demande sûrement : « et si je change d’avis à l’avenir et que je veuille encore des enfants un jour ? ». Et si ma partenaire, qui ne veut pas d’enfants maintenant, ressent à l’avenir le besoin d’avoir une descendance ?
La décision de congeler son sperme joue un rôle important dans le processus de décision concernant l’intervention elle-même. Si vous y réfléchissez vous-même, lisez ces quelques faits :
Fait n° 1 : la cryoconservation du sperme fournit un sperme dont la valeur est réduite d’environ 50 % par rapport au sperme frais. Cela vient du fait que, pour rendre les spermatozoïdes congelables, il faut d’abord les « dessécher » chimiquement, ce qui en fait mourir certains. La congélation elle-même réduit aussi leur vitalité.
Fait n° 2 : la vasectomie ne vous rend pas stérile – seulement infertile. La différence : vous produisez toujours des spermatozoïdes pleinement fonctionnels, capables de féconder. À l’avenir, si vous décidez d’avoir des enfants, vous pourrez faire prélever des spermatozoïdes frais directement dans l’épididyme. On pourra les utiliser dans un processus de procréation assistée. Et vous garderez toujours votre vasectomie.
Fait n° 3 : si vous et votre partenaire voulez malgré tout concevoir un enfant par les voies naturelles, il existe la possibilité d’une opération de réversion de vasectomie et de restauration de la perméabilité de vos canaux déférents. Mais premièrement, l’efficacité de la réversion dépend de nombreux facteurs. L’un d’eux est le temps écoulé depuis l’intervention. Deuxièmement, après une réversion réussie et la conception d’un enfant, il faudra revenir aux anciennes méthodes de contraception.
Si vous n’avez pas d’enfants du tout, demandez-vous si vous devriez congeler votre sperme au cas où vous changeriez d’avis à l’avenir. Si vous hésitez à savoir si vous voudriez encore des enfants, pensez aussi à sécuriser votre sperme.
Discutez-en avec votre famille. N’ayez pas peur d’en parler avec votre père, même si vous êtes vous-même un homme mûr. Et ne craignez pas la critique : les personnes que vous choisirez pour cette conversation ont sûrement votre bien à cœur, il vaut la peine d’écouter leur avis.
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